Jean-louis ARAJOL

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voeux conseil de paris du 12 et 13 février 2007

CONSEIL DE PARIS
Séance des 12 et 13 février 2007

Vœux présenté par Jean-Louis ARAJOL et les élus du Groupe UMP relatif aux quartiers verts.


Considérant que la décision d’intensifier la création de quartiers verts ne peut s’envisager qu’après évaluation des aires existantes,

Considérant que la desserte de ces quartiers est profondément modifiée, notamment pour l’accès des services de santé à la personne,

Considérant que la création de quartiers verts entraîne systématiquement la suppression de places de stationnement, obligeant les automobilistes à effectuer de longues recherches pour se garer, ce qui génère perte de temps et pollution ainsi que dépenses supplémentaires pour des budgets familiaux précaires,

Considérant que le tissus économique local peut évoluer favorablement ou défavorablement,

Considérant que la fermeture ou la piétonisation d’une rue génère un transfert du trafic vers des rues jusqu’à alors paisibles,

Pour toutes ces raisons, Jean-Louis ARAJOL et les élus du Groupe UMP émettent le vœu que :

ß le projet de création de quartiers verts soit soumis à des études de modélisation de trafic afin d’étudier avec précision les reports ainsi que des études d’impact économiques.


CONSEIL DE PARIS
Séance des 12 et 13 février 2007


Vœu présenté par Jean-Louis ARAJOL et les élus du Groupe UMP relatif au programme Mobilien.


Considérant que la décision d’appliquer le programme Mobilien aux lignes de bus 57, 61, entraînera de nombreuses nuisances lors de sa réalisation,

Considérant que le mode bus, qui est un mode de surface, n’est pas à la hauteur des besoins futurs en zone dense,

Considérant que le mode bus n’est pas un mode massifié, mais uniquement de transport local,

Considérant que les gains en vitesse sur l’ensemble d’une ligne Mobilien ne sont pas pertinents dès lors que l’ensemble des usagers ne parcourt qu’un tiers de la ligne,

Pour toutes ces raisons, Jean-Louis ARAJOL et les élus du Groupe UMP émettent le vœu :

ß que le projet de transformation des lignes de bus 57, 61, 76 au programme Mobilien soit orienté sur une amplitude de l’exploitation ainsi que sur une augmentation des fréquences à l’heure, sans aménagement lourd de voirie, ou bouleversement des plans de circulation.
En tout état de cause, les projets d’aménagements lourds ou des plans de circulation ne pourront être entrepris qu’après étude de trafic et d’impact sur la voirie et l’économie locale.

CONSEIL DE PARIS
Séance des 12 et 13 février 2007

Vœu présenté par Jean-Louis ARAJOL et les élus du Groupe UMP relatif à la rue de Mesnilmontant.


Considérant que la décision de créer un sens interdit dans la rue de Mesnilmontant a créé un mécontentement général,

Considérant que le sens interdit induit des report de trafic sur l’ensemble des axes parallèles tout en créant de graves dysfonctionnement sur les axes principaux, tel la rue des Pyrénées,

Considérant que la création du sens interdit génère de la pollution atmosphérique supplémentaire en raison de l’affaiblissement de la vitesse des automobiles et des allongements de parcours,

Considérant que le sens interdit est accidentogène, en particulier pour les enfants et les personnes âgées, en raison du sens unique pour les automobiles, et site protégé inverse pour les bus,

Considérant que l’économie de la rue a été modifiée sans étude d’impact auprès des commerces et artisans, a fermeture ou la piétonisation d’une rue génère un transfert du trafic vers des rues jusqu’à alors paisibles,

Considérant que d’autres axes parisiens, traités tout aussi hâtivement par la Ville, ont été corrigés promptement,

Pour toutes ces raisons, Jean-Louis ARAJOL et les élus du Groupe UMP émettent le vœu que :
ß le sens interdit de la rue des Pyrénées soit supprimé et le double sens rétabli sans délai.

CONSEIL DE PARIS
Séance des 12 et 13 février 2007

Vœu présenté par Jean-Louis ARAJOL et les élus du Groupe UMP relatif au projet d’extension du tramway T3 sur les boulevards des Maréchaux EST.


Considérant que la décision du Comité International Olympique (CIO) en date du 6 juillet 2005 de choisir Londres au lieu de Paris pour accueillir les Jeux Olympiques d’été en 2012 annule la principale raison d’être du projet,

Considérant que le Débat Public qui s’est tenu du 06 février au 04 mai 2006, portant sur l’extension du tramway T3 à l’est de Paris n’a pas été informé de l’ensemble des études récentes portant un tracé alternatif,

Considérant que la mise en service du T3 sud s’effectue dans des conditions techniques très en deçà de celles annoncées et pourtant maintes fois promises par le maître d’ouvrage depuis 2001,

Considérant que la requalification des grands axes parisiens peut s’effectuer avec succès sans faire appel à l’implantation systématique d’un tramway en site propre,

Considérant que la croissance du trafic voyageur de banlieue à banlieue dans les années à venir impose la relance et/ou le développement de systèmes performants de transport massifiés de voyageurs,

Considérant que les pays les plus représentatifs du mode tramway (Pays Bas, Allemagne) remettent en cause ce mode de transport urbain au profit des modes lourds (métro, train, train-tram) en zone dense,

Considérant que la révision du PDU imposera des nouveaux moyens afin de limiter les GES,

Considérant que le report modal doit être la priorité absolue,

Considérant que l’éventualité de la libéralisation des transports urbains à l’horizon 2017 devra pouvoir s’exécuter librement, notamment en permettant l’accès des opérateurs à l’ensemble des réseaux existants,

Considérant que selon les services du développement d’un grand opérateur français de transport urbain, les « modes de surface (bus mobilien, tramway en site propre) ont des fonctions de desserte locale, de rabattement vers le GG/M et de desserte pôle à pôle en zone peu dense »,
Considérant que le transport urbain, une des composantes du développement durable, par ailleurs, véritable attente sociétale, notamment en Ile de France, ne saurait se traiter, ni dans la précipitation, ni dans l’effet de mode ou subir le poids d’officines peu averties de la question du transport ,

Pour toutes ces raisons, Jean-Louis ARAJOL et les élus du Groupe UMP émettent le vœu que :

ß le projet d’extension du tramway à l’Est de Paris, sur les boulevards des Maréchaux, soit suspendu et que des études de faisabilité sur d’autres tracés liés à des flux de rocade soient lancées dans le cadre d’une politique de transport responsable.


Conseil d’arrondissement du 30 janvier 2007
Vœu de Jean louis ARAJOL et des élus du groupe UMP relatif à la mise en œuvre de contrats d’objectifs entre les services de sécurité publique et la municipalité relatifs aux contraventions, infractions , et délits constatés et sanctionnés sur le 20ème arrondissement


Considérant que « l’entrave ou gêne à la circulation » est un délit prévu par l’article CR L 412-1 du code de la route,

Considérant que « le non respect du feu rouge » est une contravention prévue par l’article R412-30 du code de la route ,

Considérant que bon nombre de véhicules ne respectent pas les feux tricolores, forcent le passage à un carrefour bien que ce dernier soit déjà encombré et dès lors occasionnent une gêne considérable à la circulation, que cela de plus provoque des nuisances sonores permanentes pour les riverains ,

Jean-louis ARAJOL et les élus du groupe UMP émettent le vœu qu’un compte rendu précis et mensuel des infractions ou délits de ce type soit remis, par les services publics de sécurité compétents au Maire de l’arrondissement et que les fonctionnaires chargés de constater les dits délits ou infractions soient sensibilisés, à la demande de la municipalité, par leur chef de service .


CONSEIL DE PARIS
Séance des 12 et 13 février 2007

Vœu présenté par Jean-Louis ARAJOL et les élus du Groupe UMP relatif à l’implantation de feux rouges sur le 20ème arrondissement

Considérant que bon nombre de feux tricolores implantés sur l’arrondissement peuvent être inutiles et peuvent nuire à la fluidité de la circulation.

Considérant que l’implantation actuelle de ces derniers ne prend pas en considération le nouvel environnement urbain provoqué par les nombreux travaux en cours ou déjà réalisés

Considérant qu’une étude peut être réalisée à moindre coût par les services de la voirie municipale ou la Direction régionale de l’équipement,

Jean louis ARAJOL et les élus du groupe UMP émettent le vœu :

ß qu’une étude portant sur l’utilité de l’implantation des feux tricolores et la gêne à la circulation que ces derniers peuvent occasionner soit réalisée et qu’en fonction des résultats de cette étude, les feux tricolores -s’ils sont inutiles ou gênants – soient supprimés et que d’autres, éventuellement, soient implantés.


CONSEIL DE PARIS
Séance des 12 et 13 février 2007

Vœu présenté par Jean-Louis ARAJOL et les élus du Groupe UMP relatif à l’aide aux particuliers participant à la lutte contre la pollution.

Considérant que la mise aux normes environnementales des véhicules occasionnent un coût entre 500 et 1000 Euros aux constructeurs de véhicules et que ce surcoût est répercuté sur le prix du produit au consommateur,

Considérant que le Conseil De Paris, siégeant en formation de Conseil général est à même d’accorder des aides financières aux propriétaires désireux d’acheter des véhicules propres respectant les directives prévues à cet effet,

Considérant que la lutte contre la pollution doit être la priorité de la politique municipale,

Considérant que réduire de 10 % la concentration des particules très fines permettrait de faire baisser de 5 % le nombre de décès prématurés à Paris,

Et considérant que ces particules sont la cause de 850 décès et de 140 hospitalisations par an à Paris,

Jean louis ARAJOL et les élus du groupe UMP émettent le vœu :

ß que la Mairie de Paris s’engage pleinement dans la lutte contre la pollution et soumette une délibération au Conseil de Paris prévoyant l’octroi d’une aide financière aux particuliers désireux d’acheter un véhicule propre et de contribuer ainsi à la diminution de la concentration des particules fines à Paris.


06 février 2007 dans Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

politique de la ville 16/10/2006

POLITIQUE DE LA VILLE

intervention de Monsieur jean-louis ARAJOL
Conseil de paris du 16 octobre 2006

Monsieur le Maire
Mes chers collègues


Les attaques proférées contre le gouvernement provenant de l’exécutif municipal et relatives à la politique de la ville sont totalement infondées et démagogiques.

Madame Vautrin a décidé de mettre bon ordre, de façon impartiale, au financement public quelque peu anarchique tel qu’il existait lorsque vous étiez aux commandes. Notre souhait, supplanter les intérêts partisans au profit de l’intérêt général ; Pérenniser une aide légitime aux associations qui le méritent au risque de décevoir les initiatives éventuelles ayant pour seul objectif d’être des missions relais aux fins purement politiciennes.

Les contrats urbains de cohésion sociale ont donc remplacé les contrats de ville.

Leur création repose désormais sur 5 principes :

a) La mise en place d’un cadre contractuel unique. Rendre cohérente la politique de la ville et les actions menées dans ce cadre à l’échelle de l’agglomération. En clair, notamment dans un souci de gestion efficace, mettre de l’ordre dans le sac « fourre-tout » de cette politique telle qu’elle existait dans le passé.
b) Deuxième principe : mettre en place ces contrats en fonction des priorités d’intervention mises en avant par le comité interministériel des villes (CIV) du 9 mars dernier. Ces priorités sont les suivantes : accès à l’emploi et au développement économique, amélioration du cadre de vie, réussite éducative, prévention de la délinquance et citoyenneté, et enfin, santé.
c) Troisième principe : visibilité accrue sur les financements attendus.
d) Quatrième principe : la mise en place d’une évaluation systématique, d’un bilan annuel des actions associatives réalisées dans le cadre de la politique de la ville
e) Enfin, dernier principe : une relative fongibilité des enveloppes à l’intérieur d’un même contrat.


Je rappelle par ailleurs que c’est la DIV, une structure interministérielle que vous connaissez bien, qui a dans un premier temps réalisé un classement des quartiers. Cette liste a été communiquée aux Préfets, le 15 septembre dernier.

Il appartient ensuite aux Préfets des départements, sous la coordination des Préfets de région, de définir avec les élus locaux la géographie correspondant aux futurs contrats urbains de cohésion sociale.

Vos attaques contre le gouvernement sont donc infondées et permettez-moi d’être pour le moins choqué de votre attitude. D’une part, vous « surfez » sur ce problème sensible pour mettre en cause un gouvernement qui fait justement de l’objectivité un paramètre irréversible à l’octroi d’un financement public. Il ne s’agit pas de donner aux amis mais à celles et ceux, quelles que soient leur tendance politique qui agissent pour les populations les plus vulnérables.
D’autre part, comment pouvez-vous mettre en cause le corps préfectoral et douter un seul instant des compétences de ses représentants, de même, avec les élus locaux qui tentent de cerner au mieux les besoins spécifiques de tel ou tel quartier ?
Enfin, je vous invite aussi à intervenir auprès de DIV et de faire part aux représentants de cette direction qui gèrent les problèmes de prévention, et que vous connaissez bien, de vos préoccupations ou autres critiques sur le sujet.

Je conclurai en disant que les chiffres parlent d’eux mêmes.

Dans le domaine de la politique de la ville comme dans celui de la cohésion sociale, les parisiennes et les parisiens, les françaises et les français commencent à comprendre que vous n’avez pas le monopole de l’utilité sociale.

Dans ce domaine, désormais, grâce aux efforts et au pragmatisme de Jean-Louis BORLOO, de Catherine VAUTRIN et de l’ensemble du pôle de cohésion sociale, la lucidité et la transparence ont supplanté le flou et l’incohérence.

Un chiffre est on ne peut plus révélateur et parle de lui même.

Hier, L’ETAT finançait les anciens contrats de ville à hauteur de 135 millions par an.

Aujourd’hui, l’Etat finance les contrats urbains de cohésion sociale à hauteur de 400 millions d’euros par an.

Alors, bien évidemment, on ne peut que souhaiter que des quartiers dans le besoin soient partie intégrante du dispositif d’aide de l’Etat. Mais l’on ne peut cautionner l’exploitation politique qui est faite sur ce problème. On ne fait pas de la politique sur le dos de la misère humaine, on ne fait pas de la politique sur le dos de la détresse sociale. Dans ce domaine comme dans d’autres, ce sont les actes seuls qui doivent prévaloir.

24 octobre 2006 dans Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

foyers de travailleurs migrants

INTERVENTION DE JLA AU CONSEIL DE PARIS ( septembre 2006)

Objet : foyers de travailleurs migrants.

Monsieur le Maire, Mes chers collègues,

Paris compte 46 foyers de migrants qui totalisent 8700 lits pour environ 14000 occupants soit une sur-occupation de 5300 personnes. Ces foyers sont essentiellement concentrés, pour ne pas dire « ghétoïsés » sur les 13è, 19è, et 20 ème arrondissement.
Bien entendu, on ne peut que se réjouir des menus travaux aujourd’hui envisagés pour réhabiliter ces derniers, notamment celui des mûriers. Néanmoins, permettez moi de vous dire que les décisions prises aujourd’hui sont plus que modestes eu égard à la situation réelle et catastrophique de ces foyers.

D’une part, il y a certes urgence en matière de réhabilitation mais il y a aussi urgence sur les questions sociales et sanitaires.

Sur le premier point, Il faut qu’un calendrier des travaux soit élaboré dans les plus brefs délais.
Sur le deuxième point, force est de constater, hélas, que le bilan sanitaire de ce type de foyer est, malgré vos engagements, c’est le moins que l’on puisse dire, très préoccupant.

Le vieillissement de certains résidents et l’isolement qui en découle favorise l’absorption d’alcool et le développement d’autres comportements dangereux pour la santé. D’autres résidents, plus jeunes, originaires pour bon nombre d’entre eux de l’Afrique Sub-Sahariène sont atteints de tuberculose, de maladies respiratoires, et je ne parle pas de celles ou de ceux qui sont touchés par le VIH ou d’autres maladies sexuellement transmissibles.

Oui, les difficultés d’accès au soin pour ces résidents, –souvent sans papiers d’ailleurs , - créent des conditions sanitaires déplorables qui ont pour conséquence inéluctable des difficultés d’intégration de ces derniers.

Sur ce dossier comme sur d’autres, vous ne devez pas vous contacter de dire mais vous devez faire ;

Hier, la ville certes, était dans l’incapacité d’agir, faute de moyens donnés par l’Etat lorsque vos amis étaient au gouvernement.

Mais depuis l’alternance de 2002, vous avez par contre toutes les possibilités et tous les moyens de remédier à cette situation.

En effet et tout d’abord, grâce à la convention Etat-Ville de Paris, l’aide de l’Etat a été colossale, sans précédent.
75 millions d’Euros, je le rappelle, vous ont été donnés par l’Etat. Une aide qui vous engageait en contre partie d’une part, à assurer la construction de 3500 logements sociaux par an et d’autre part, à réhabiliter sur 5 ans les foyers de migrants de la capitale.
C’est encore la Ville de Paris, qui à sa demande, s’est vue déléguer le 20 avril 2005 la compétence « financement du logement » par l’Etat. A l’époque, vous vous étiez déjà engagés sur des objectifs d’amélioration des conditions de vie des résidents et sur la résorbtion de la sur-occupation de ces foyers. Monsieur MANO , lors des conseils de Paris des 11 et 12 juillet de la même année, déclarait à l’assemblée qu’il travaillait à un programme ambitieux pour traiter ce problème. Où est ce projet ambitieux ? Pourquoi tout ce temps perdu ?

J’ajoute que vous aviez déjà programmé la réhabilitation de plusieurs foyers de travailleurs migrants dont entre autres, celui des mûriers, de la Duée, ou du Retrait. C’est un plan quinquennal prorogé jusqu’en 2006 qui incluait cette réhabilitation, une réhabilitation dont il était prévu qu’elle soit pilotée, d’ailleurs, par la commission interministérielle pour le logement des populations immigrées

Parce qu’il s’agit là d’un problème avant tout humain,
Parce que les difficultés d’intégration urbaine des foyers de travailleurs migrants renforce les problèmes d’insertion sociale ,

Je vous demande de vous engager pour qu’un calendrier soit dans les meilleurs délais fixé afin de réhabiliter le plus vite possible ces foyers.
Je vous demander de présenter au prochain Conseil de Paris ce calendrier de même qu’un véritable plan social pour les populations concernées ;

Je ne suis pas de ceux qui encouragent de manière irresponsable à une immigration de masse parce que cette idée génère la désillusion et constitue une humiliation voire un crime pour celles et ceux qui croient découvrir l’Eden dans notre pays et à qui nous ne proposons hélàs, sur Paris, que des conditions indignes d’existence. Sur ce point, l’angélisme est inadmissible. Agir ainsi, c’est encourager le racisme, la xénophobie . Agir ainsi, c’est nourrir l’appel du vide et le fascisme.

Il n’y a plus de place aujourd’hui pour des incantations de bonne conscience. Sur un plan municipal, soyons rationnels, pragmatiques et offrons des conditions de vie enfin décentes à celles et ceux qui veulent s’intégrer dans notre société .

jean-louis Arajol

26 septembre 2006 dans Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

PLU

PLAN LOCAL D’URBANISME (PLU)

intervention de Monsieur jean-louis ARAJOL
Conseiller de paris - Conseil de paris du lundi 12 juin 2006

Introduction

Mes chers collègues

Le Conseil de Paris examine aujourd’hui le projet de Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour Paris. Une occasion de débattre, mes chers Collègues, d’un projet qui façonnera Paris pour les décennies à venir.
Le projet de PLU qui nous est présenté ce jour, doit, en principe, aménager l’espace urbain, créer de nouvelles conditions de vie pour nos administrés et favoriser leurs déplacements, de manière à relancer positivement le tissu économique et social.
Hélàs, le projet que vous nous soumettez, Monsieur le Maire, manque de réalisme et d’ambition pour le croissant de l’Est Parisien, secteur pourtant, oh combien, sensible et vulnérable.
Dans ces conditions, je m’attacherai à développer dans le temps qui m’est imparti trois points clefs.

Mais avant, permettez-moi de constater que les plus nobles de vos projets pour l’Est parisien sont des projets , il faut le rappeler, qui ont été votés lors de la précédente mandature. Des projets intéressants quant à leur principe ? mais que vous avez dénaturéS. Ainsi, et pour ne citer qu’un seul exemple, la couverture du boulevard périphérique .
Vous évoquiez ce matin le travail effectué avec les villes voisines pour élaborer ce PLU en précisant qu’in fine, c’est la capitale qui avait eu le dernier mot et qu’en aucun cas, ces villes nous avaient imposé leurS schémas d’urbanisme pour l’avenir.
Pour ne citer que l’exemple de la Porte de Montreuil, un quartier déjà sinistré du fait de l’indifférence que lui manifeste l’actuel exécutif municipal, hé bien le 20ème va hériter du rapprochement des « fameuses puces de Montreuil » puisque ces dernières vont être rapprochées de l’arrondissement, et c’est la ville de Montreuil qui, se débarrassant de ce dossier quelque peu encombrant, va hériter d’une superficie qui lui permettra de créer un bassin d’emploi.

Oui Monsieur le Maire, tant dans le domaines social que dans le domaine économique, et en matière d’aménagement du territoire, votre PLU, pour les arrondissements de l’Est parisien, est statique, conservateur et il manque d’ambition.
Sur le volet social

Dans le domaine social, la situation dans nos arrondissements est génératrice d’inégalités, notamment à travers le logement… Il suffit d’observer les quartiers du bas et du haut XXème, pour mesurer combien les parisiens vivent mal, encore tassés dans de vieilles masures ou au contraire dans des espaces urbains aux liens sociaux fragiles et précaires (quartier Saint Blaise).
L’état pitoyable de la rue d’Avron est très révélateur de ce mal être social : disparition des commerces de qualité, absence de services publics de proximité, etc.

Dans le domaine social mais aussi culturel et économique, on ne sent plus battre le cœur du 20e, et pourtant, cet arrondissement a prouvé par le passé qu’il savait se mettre en action pour se défendre et avancer.


Sur le volet économique

En ce qui concerne le volet Economique, Monsieur le Maire, ces territoires de l’est parisien, vous le savez, ne brillent pas pour leur santé économique.

On ne sent pas, Mr le Maire, l’envie d’y aller, de créer de la richesse économique, de la vie artisanale, industrielle …D’ailleurs, on ne distingue pas de véritable Plan de Développement Economique.

Je l’ai déjà dit en Conseil d’Arrondissement du XXème, cet arrondissement est très bien relié au réseau routier régional ainsi que national. Il pourrait, si l’on cessait d’entraver la circulation, devenir un poste avancé pour l’immense moteur économique que constitue Roissy CDG. Or, rien de tout cela n’est prévu dans vos schémas. La porte de Bagnolet, qui plus est, ouverte vers l’Est européen, se verra bientôt condamnée, si vous persistez, dans votre nouveau projet dogmatique de supprimer une file sur le périphérique !

Pourtant, nombre d’emplois pourraient être créés dans le secteur privé sur l’Arc Est, notamment dans les métiers de la logistique …

Il convient de favoriser le développement des entreprises, la liberté d’entreprendre, libérer les carcans que vous nous imposez, mettre des structures professionnelles animées par le secteur privé… Il y a tant à faire dans ces arrondissements si vulnérables.

Certes, dans des secteurs tels que celui de la rue des Haies (20e) vous installez des « pépinières » d’entreprise, mais cela reste très insuffisant.

En contradiction avec les règles élémentaires de l’écologie, lorsqu’il y a destruction d’immeubles insalubres, plutôt que de récupérer la surface ainsi libérée au profit d’équipements de proximité ou d’espaces verts, ce qui permettrait de donner de l’oxygène au 20 ème arrondissement, vous vous obstinez, à des fins purement électoralistes, à construire du logement social à usage locatif. Vous étouffez ces arrondissements plutôt que de les régénérer, de leur donner un coup de fouet économique, de leur redonner du tonus, de la vitalité.
Sur l’Aménagement du Territoire de l’Est Parisien.

Aménager un territoire, Monsieur le maire, au-delà de l’espace urbain qu’il convient de redessiner, c’est penser aux infrastructures affectées aux flux, en particulier le transport des biens et des personnes, faute de quoi, les territoires n’ont pas de vie économique, ne « fonctionnent pas ».
Dans le cadre du Développement Durable, et uniquement celui-ci, l’Arc Est souffre d’un handicap majeur, celui d’avoir ses principales zones denses non desservies (cf carte APUR mars 2006).
Les quartiers (ceux de St Blaise, rue de Bagnolet, Ménilmontant, Belleville, les Buttes Chaumont, le secteur de la Porte de la Villette et au-delà vers l’ouest) ne sont accessibles que fort lentement par le réseau TC ferré ou de bus.

L’Arc EST est profondément entravé par cette absence d’infra rapide. Selon certains auteurs, tel le préfet Jean Poulit , la richesse s’obtient par tout ce que l’on peut atteindre en une demi-heure. Chacun comprendra ici que si nous avions un service de transport express de rocade, comme à Londres ou à Berlin avec le « Ring », un employeur disposerait de bien plus de main d’œuvre accessible rapidement, et ce pour le bien de l’emploi, dans une aire densifiée. C’est là une donnée essentielle pour le renouveau de Paris, et la lutte contre le chômage dans la Capitale.

Mr le Maire, sur ce sujet, vous refusez de rouvrir la ligne ferroviaire de rocade dite « Petite Ceinture » (PCF). C’est pourtant là une infrastructure existante, idéalement insérée dans la trame urbaine, dimensionnée pour un trafic local et régional de haute qualité, et adaptée par essence, à la hausse prévisible du trafic, en particulier si le spectre du « pétrole apocalypse » se précise (ce n’est pas Mr Yves Cochet qui me démentira je pense ) !
.
Fruit de l’histoire industrielle de la cité, l’infra ferroviaire dessert justement les fameuses zones denses de l’Arc Est, et son tracé « grande ligne » permet une haute vitesse commerciale >45 km/h (à comparer avec le très théorique 20 km/h du tram T3….).

Nous sortons d’un débat public (CPDP) où visiblement la réouverture de la PCF a fait l’objet de très nombreuses interventions. Les experts, eux-mêmes, ont reconnus que le prolongement du T3 sur les Maréchaux ne favorisait en rien lutte contre la pollution atmosphérique.

Ë Monsieur le Maire, les amendements que je défendrai, au cours de ce débat, auront pour objet de privilégier l’utilisation de la petite ceinture pour désenclaver les quartiers ghettos de l’Est parisien.

Enfin, quant à celles ou ceux qui prétextent les nuisances sonores éventuelles de ce type de transport, pour s’opposer à l’exploitation de la petite ceinture, je vous propose de les inviter, à un voyage d’étude à BERLIN, ville où toutes les voies ferrées passant au cœur de la ville, sont traitées anti-bruit. Alors, pourquoi ce qui est possible là-bas chez nos amis Allemands ne serait-il pas ici ?

Monsieur le maire, Mesdames, Messieurs les Conseillers, je vous remercie.


Le territoire des hommes. La création de richesse, d'emplois et de bien-être au sein d'une planète préservée, Paris 2005, Bourin Editeur.

Pétrole apocalypse , Paris 2005, édition Fayard

20 septembre 2006 dans Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Discours du 12/12/2005

Monsieur le Maire,
Mes chers collègues,


L’un des objectifs du GPRU (grand projet de renouvellement urbain), est d’améliorer les conditions de vie des habitants, notamment la qualité de l’habitat.

Cette amélioration de la qualité de l’habitat passe par des opérations de réhabilitation de logement. Or, je constate hélàs, que vous consacrez cette année 10 millions d’euros de moins à ces opérations d’habilitation. Cette amputation budgétaire est incompréhensible.

Elle est incompréhensible d’une part, au vu de l’actualité dramatique que nous avons connu eces derniers mois, d’autre part du fait de l’aide de l’Etat dont vous avez, quoique vous puissiez en dire, bénéficiée.

En effet, cette année, une convention que vous avez signée avec l’Etat vous permez de bénéficier de 90,5 millions d’euros dont 16,5 million d’euros pour la réhabilitation de l’habitat. Bien entendu, sur ce dossier dont l’importance devrait vous conduire à plus de modestie et d’objectivité, vous insistez sur, je cite, « l’effort de la collecticité parisienne en matière de politique de la ville ». Mais vous oubliez de souligner l’aide l’Etat grâce à laquelle sur six ans vous vous êtes engagé à réaliser 24 000 logements sociaux dont 1 800 au titre de l’ANRU (agence nationale pour la rénovation urbaine). Cette aide de l’Etat sans précédent vous a été octroyée également pour vous permettre de rénover et de réhabiliter dans le parc HLM, 24 000 logements sociaux. Cette aide l’Etat, qui se monte 560 000 millions d’euros sur six ans répond de façon ambitieuse aux priorité de la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005. Hélas, je regrette que la position de la Ville de paris soit complètement en décalage, voire en retrait, avec le dynamisme et la volonté concrétisé par l’actuel Gouvernement de venir en aide aux populations les plus défavorisés.

Quelques exemples : pour ce qui touche aux dépenses de fonctionnement affectées aux quartiers Politique de la Ville
- 100 000 euros de moins pour le quartier « Porte du sud » du 13ème arrondissement,
- 13 millions d’euros de moins pour la Porte de Montmartre et la Porte de Clignancourt du 18ème arrondissement
- 8 millions d’euros de moins pour les quartiers Chapelle et Porte d’Aubervilliers, toujours sur le 18ème arrondissement
- 6 millions d’euros de moins pour les quartiers « Curial Cambrai Alfonse KARR Riquet Danube » 19ème arrondissement
- 1 million d’euro de moins pour le quartier Fontaine aux rois et Ternaux Jacquard du 11ème arrondissement
- 4 millions d’euros de moins pour le quartier « Bellevielle Amandiers » du 20ème arrondissement.
Les habitants de ces quartiers apprécieront.

Le deuxième point de mon intervention portera sur ce que vous appelé, je cite « des dispositifs localisés de prévention, de médiation et de sécurité ». Ainsi, parmi ces dispositifs, le GPIS (groupement d’intérêt économique dénommé groupement parisien inter-bailleur de surveillance). A l’époque, des agents de surveillance contribuaient par leur présence, 24 heures sur 24, à développer ce lien social auquel vous semblez pourtant très attaché. Vous avez substitué à l’ancien système ce « dispositif localisé » qui n’est en réalité qu’une forme de privatisation de la lutte contre l’insécurité dans la capitale. En deux ans vous aurez donc versé à ce groupe d’intervention économique près de 12 million d’euros.

Ainsi, et ce sera ma conclusion, vous prétendez défendre le service public, mais en réalité, vous le méprisez, vous le provoquez en octroyant 12 millions d’euros à des dispositifs privés.
Cette fois, ce sont les forces de sécurité publique sur la capitale qui apprécieront ce geste qui démontre, une nouvelle fois, votre contradiction permanente. Une contradiction entre vos déclarations, et vos actes.

03 février 2006 dans Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (0)

Dom-Tom

DOM-TOM
Hommage à Alexandre DUMAS
Intervention de Jean-Louis-ARAJOL au Conseil de Paris
Le 28 octobre 2005

Monsieur le Maire,

Je souhaiterais savoir quelle manifestation, la Ville de Paris souhaite organiser pour le bicentenaire de la naissance d’Alexandre DUMAS. La grand-mère de DUMAS était esclave aux Antilles, son père fut une figure de l’époque de Bonaparte.

L’Association des amis d’Alexandre DUMAS organise au mois de novembre le transfert des cendres de DUMAS de Villiers-Côterets au Panthéon. Ce projet, soutenu par le Président de la République, qui permettra de rendre hommage à la fois à l’écrivain mais aussi au visionnaire et au Républicain qu’était DUMAS.

Il me semble donc indispensable que la Ville rende un hommage appuyé à celui qui, déjà à l’époque, menait le combat des hommes contre les systèmes. J’invite donc l’exécutif municipal à prendre contact avec l’Association des amis d’Alexandre DUMAS, et à participer à la célébration de son bicentenaire.

Si DUMAS incarne la fierté de la France, il est aussi un symbole pour la communauté française. Il représente également une grande épopée de l'histoire de Paris. Faisons donc en sorte que les Parisiennes et les Parisiens puissent rendre hommage à l’œuvre de ce personnage haut en couleur pour lequel la Justice, la Tolérance et le Respect n’étaient pas de vains mots.


Jean-Louis ARAJOL

09 novembre 2005 dans Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (0)

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