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Conseil d'arrondissement du 30/01/2007

Intervention de jean louis ARAJOL

Monsieur Le Maire

Nous considérons que le PDP se place au cœur de deux problématiques :

Celle des déplacements au centre d’une métropole dense de 10 Millions d’habitants
Celle du développement durable

Nous sommes en effet conscients de l’importance de la lutte contre la pollution. Une pollution qui occasionne , je fais référence à la concentration des particules fines et à ses conséquences, 850 décès et 140 hospitalisations par an à Paris.

Il faut donc réduire au mieux cette pollution qui n’est pas occasionné, il faut le rappeler uniquement par les véhicules mais aussi par les rejets des usines et plus particulièrement des usines d’incinération ménagères.

Néanmoins, le PDP tel qu’il nous est présenté présente à mon sens plusieurs défauts :

Premièrement, ce PDP arrive ou trot tôt ou trop tard au cours de cette mandature
Ensuite, ce PDP souffre d’une insuffisance notoire de réelle concertation, de choix stratégiques et de priorités plus que discutables ,
Par ailleurs, la dimension régionale n’est pas prise en compte,
Et il y a beaucoup à dire sur le coût de ce projet , un coût qui semble disproportionné avec l’efficacité, contestable, de ce dernier .
Enfin, ce PDP est ringard. Ringard et dogmatique.


D’abord, CURIEUSE METHODE qui consiste à nous faire examiner le PDP alors que sans attendre notre avis et celui des parisiennes et des parisiens,
vous avez déjà engagé bon nombre de chantiers pharaoniques et par la même l’argent des contribuables sans vous soucier un seul instant des remarques, judicieuses, constructives qui auraient pu vous être faites.
Vous avez confondu vitesse et précipitation .
Et alors que les conséquences et les lourdes erreurs sont déjà commises, vous osez nous présenter un prétendu projet . Vous nous mettez donc au pied du mur, devant le fait accompli . Ce n’est pas sérieux.
L’examen de ce PDP arrive donc trot tôt où encore trop tard car il se peut que l’an prochain, d’ici quelques mois, vous ne soyez plus aux affaires. Il sera alors difficile pour la nouvelle municipalité de remettre en cause un projet en l’état, bien avancé. J’ajoute que ce projet, présenté aux prochaines échéances municipales aurait alors pu recevoir la légitimité des électrices et des électeurs. Vous avez préféré passer en force, je le regrette !

Ce projet souffre donc, de fait , d’une réelle concertation.
Le premier projet présenté en juillet 2005 sur lequel nous avons travaillé ne correspond plus du tout à la dernière mouture qui nous est présentée aujourd’hui. De même, vous le savez, j’ai participé aux réunions dites de « concertation » que vous avez organisées sur ce sujet et je ne vois pas dans ce projet certaines dispositions , certaines propositions que j’avais formulées , auxquelles vous sembliez pourtant souscrire, à l’époque ; ( Je fais allusion par exemple à l’inutilité de certains feux rouges et à la sensibilisation de la Préfecture de Police sur le non respect du code de la route. Dispositions qui faisaient l’objet d’un vœu . L’avez-vous refusé ou accepté celui là ou plutôt ceux là ? )

Toujours dans le même état d’esprit, vous avez certes écouté au cours de plusieurs réunions auxquelles j’ai également participé les habitants concernés par le projet mobilien 96.


Vous leur avez assuré que vous prendriez en compte leurs remarques ou autres observations. Or, vous ne l’avez pas fait et vous avez présenté en l’état d’origine la délibération en question en conseil d’arrondissement, le 14 février dernier ; J’ai alors réagi et présenté un vœu au nom de notre groupe pour vous demander de réaliser, avant de commettre l’irréparable, une étude sur la mise en sens unique de la rue Ménilmontant. Les questions suivantes vous étaient alors posées : quel va être l’impact sur le petit commerce, des aménagements pour les personnes handicapées sont ils prévus ? Avez-vous tenu compte des remarques sur le tracé du mobilien faites par les participants à la réunion publique qui s’était déroulée rue des pyrénées , Quelles vont être les conséquences en matière de bruit et de pollution sur les rues avoisinantes, jusqu’alors paisibles, de ce chantier ? J’ai défendu le même vœu lors du Conseil de Paris le 27 et 28 février. Votre majorité l’a rejeté.

Insuffisance de concertation toujours puisque en tant qu’élus parisiens de l’opposition municipale, nous n’avons pas eu connaissance du shémas directeur régional d’ile de France ( SDRIF° ) que vous avez soigneusement mis de côté parce que, probablement, il remettait en cause ou était en inadéquation avec vos objectifs. Enfin, un élu UMP de l’arrondissement, en mon absence lors du compte rendu de mandat de Bertrand DELANOE vous a saisi une nouvelle fois, nous l’avions déjà fait par courrier, sur la pétition signée massivement par les commerçants, entre autres de la rue ménilmontant, là aussi sans succès. .

Dans un autre domaine et concernant les choix stratégiques que vous avez déjà opérés, il va sans dire que vous êtes à côté de la plaque.


En, effet, chacun sait que si le tranway est un plus , est une bonne chose pour les parisiennes et les parisiens, -je rappelle au passage que c’est le précédent exécutif municipal qui l’avait adopté, tout comme la couverture du boulevard périphérique et bien d’autres chantiers encore, - il ne suffira pas à faciliter le transport massif de personnes désireuses de se déplacer à Paris. Le tranway est donc un plus. Ce n’est pas une fin en soi.

Or, vous avez concentré tous les crédits vers le bus et donc, le tramway. Or le traffic de bus est en constante diminution depuis que vous êtes élus. On vient en effet, de nous annoncer une baisse des voyages en bus à Paris de 1,9 % . en 2006. Vous avez donc misé sur le mauvais cheval.
Par contre, on s’entasse de plus en plus dans le métro : + 2,7 % de nouveaux voyageurs en 2006 . Ne fallait il donc pas davantage cibler ce mode de transport ?

Le tramway, enfin ! Vous savez bien que le seul, je dis bien le seul développement des réseaux de surface n’est pas à la hauteur des besoins futurs en termes de vitesse, de capacité et de fréquence, et donc de positionnement concurrentiel par rapport à la voiture. Si des modes de transport comme le tramway s’avèrent peut être moins coûteux à réaliser lorsque l’on raisonne en terme de coût au kilomètres de lignes nouvelles, ils n’offrent toutefois pas une efficacité suffisante, en zone dense. Le tramay est donc un bel instrument permettant d’offrir une desserte dans les secteurs moins denses, mais pas forcément là où vous voulez l’installer.

Dans un autre registre, votre PDP est conçu à la mauvaise échelle. Vous le savez vien. Vous nepouvez pas élaborer un Plan de déplacements parisiens, sans tenir compte des données régionales. C’est la même chose pour lutter efficacement contre la pollution sur la plaque urbaine. Vous vous êtes bornés à une vue étriquée et vous êtes restés aux frontières de Paris.


C’est là, une nouvelle erreur de votre part au point, si j’en crois Monsieur HUCHON lui-même que votre projet en l’état ne peut être voté par le Conseil Régional et ne sera donc pas de si tôt présenté à cette collectivité. Mais je vous laisse le soins, sur ce sujet précis de voir avec vos propres amis comment sortir de cette impasse dans laquelle vous vous êtes engouffrés

Lecoût a-t-il été seulement évalué ? On parle de près de 20 Milliards d’Euros.
20 Milliards d’Euros.
20 milliards d’Euros n’auraient-ils pas mérité beaucoup plus de sagesse et de prudence ? Concernant le coût de la mise en place du T3 SUD, 330 Millions d’Euros. L’exploitation de la petite ceinture aurait coûté 100 millions d’Euros de moins. De plus,
Où sont les évaluations financières des projets figurant dans le PDP ?
Pardonnez nous d’être sceptiques mais nous avons été quelque peu « rodés » par l’expérience du mobilien 96 . Ce dernier a coûté 14 millions d’Euros et on voit ce que cela donne !
Et je crains que ce qui a été fait pour le mobilien 96 le soit aussi pour les lignes 57 et 61 , que vous persistiez dans votre obstination. D’où une série de vœux, que je vous demande d’adopter, et que nous vous présentons, en espérant que cette fois, vous ne comettrez pas l’irréparable ne serait que par respect des résidents concernés.

Ainsi, nous vous demandons dans un premier temps de remettre la rue de ménilmontant à double sens et de mettre un terme à ce chantier désastreux.
Par ailleurs, nous vous demandons , c’est l’objet d’un deuxième vœu, de ne pas procéder à une nouvelle réforme « mobilien » (je rappelle que cela concerne les lignes 57 et 61 ) faute d’évaluation préalable. Une évaluation technique, commerciale, financière, et urbaine de la section en fonctionnement et les conséquences de ce projet sur les reports de circulation sur les sections avoisinant la section concernée. Une évaluation technique sur l’opportunité même de la section envisagée.
Toujours dans le même souci de ne pas faire tout et n’importe quoi dans la précipitation, nous vous demandons, avant l’extension du tranway, T3 sur les maréchaux de notre arrondissement, de faire également une étude de même nature . Procédons à une évaluation du dispositif existant au sud de Paris avant d’aller plus loin.

Idem pour les quartiers verts, et c’est encore un vœu que nous vous présentons ce soir, nous pensons que tout projet de création de quartier vert doit être soumis à des études de modélisation préalable ( étude du traffic sur les axes routiers , facilité d’accès des services de santé à la personne , des véhicules de secours, etc… ) mais aussi des études d’impacts économiques.
Il ne sert à rien de faire des projets si on ne peut pas ensuite les financer, comme c’est le cas aujourd’hui, dans le secteur Gambetta.
Il ne sert à rien de faire des projets de réduction du traffic automobile sans accompagnement des conséquences imparties à ses réductions de traffic. Je fais ici allusion à l’explosion du traffic des deux roues à moteur , scooters et autres qui envahissent désormais les trottoirs du quartier La plaine Lagny , qui encombrent les trottoirs, trottoirs qui se transforment même en « surfaces de vente sauvage ».

A propos des deux roues, je ne peux intervenir sans bien entendu soulever le projet relatif aux vélos en libre service. Vous faites plus fort qu’à Lyon, qu’à Marseille, qu’à Mulhouse qu’à la Rochelle qu’à Rennes qu’à Toulouse, etc… vous faites très fort. Est-ce pour compenser le retard que vous avez pris en la matière par rapport à toutes ces villes de France déjà équipées ? Vous faites très fort ! Lyon : 2000 vélos en libre service . Paris en aura 20 600. 20 600 bicyclettesen libre service. N’est ce pas merveilleux. 20 600 vélos et 1000 stations . A propos, où vont être implantées ces stations. Je crois qu’il en est prévu une cinquantaine pour le 20ème. Serons consultés pour leur implantation ?


Pour conclure, je dirais que votre projet, ce PDP, pardonnez moi , mais est un projet RINGARD . RINGARD et DOGMATIQUE !

Bien entendu, il faut réduire le nombre de véhicules dans Paris, mais, cette réduction ne doit pas interdire de fait de posséder un véhicule que l’on doit, d’ailleurs, sans chercher pendant des heures et en polluant donc toujours davantage pouvoir stationner dans de bonnes conditions. . Voilà pourquoi nous proposons par le biais d’un autre vœu la construction de parkings souterrains dans le secteur GAMBETTA ( sous la rue Pelleport par exemple), JOURDAIN , LA PLAINE et TELEGRAPHE.
Le 20ème est le seul arrondissement à ne disposer d’aucun parking public.

Votre projet est RINGARD car il ne tient pas compte des énormes progrès faits par les constructeurs automobiles ces dernières années. ,Pots catalytiques, filtres de plus en plus efficaces, véhicules propres utilisant la pile à combustible au méthanol, en cours d’expérimentation, revêtements anti-bruits, goudrons absorbant la pollution , et bien d’autres progrès sans doute qui échappent à ma connaissance mais dont vous n’avez tenu aucun compte dans l’élaboration de votre projet. ( réf art du monde 2001-2006 : baisse de 32 % de la pollution sur le périph et baisse de 3 % de la circulation automobile dans la meme période)

Après tout, j’irais même jusqu’à dire que votre projet est « anti-famille » Comment en effet, les familles vont-elles aller faire leur courses si elles ne peuvent se déplacer en voiture ; A dos d’âne ou avec des mulets ? Après les stations de métro, les stations de vélos, combien d’écuries allez vous implanter dans Paris ?

Monsieur BEAUPIN, nous ne sommes plus à l’époque des peaux de bête , des lanternes et des bougies. Oui il faut lutter contre la pollution, oui il faut prendre garde au choc du futur, mais , de grâce, respectons les impératifs de chacun, ne dressons pas les parisiens les uns contre les autres, et profitons des évolutions techniques de notre temps.

Un projet somme toute positif dans certains domaines :
L’extension du métro et du RER , les mini bus de quartier, (en espérant que vous imposerez les bus propres et non les moteurs diésels comme vous semblez le faire) , les plans de déplacements pour les écoles, les taxis collectifs dédiés aux dessertes aéroportuaires, le contrôle technique des deux roues motorisées, pour ne citer que ces derniers.

Néanmoins, pour l’ensemble des raisons que j’ai évoqué lors de mon intervention, nous voterons contre ce projet.

01 février 2007 dans Conseil d'arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

circulation

Paris, le 9 janvier 2006


- Conseiller du 20ème arrondissement
- Président du groupe UMP sur le 20ème arrondissement
- Conseiller technique auprès de
Monsieur Jean-Louis BORLOO, Ministre de l’Emploi,
du travail et de la Cohésion sociale

circulation : l’échec de la politique de Monsieur Michel CHARZAT
et Monsieur Bertrand DELANOË


Qui depuis 2001 ne s’est pas heurté à un moment ou à un autre, en circulant dans tel ou tel quartier de Paris, à une rue éventrée, une piste cyclable en construction, ou encore à des mises en sens unique importantes ?
Circuler rue de Rivoli, avenue Kleber ou bien encore Boulevard de Magenta, est devenu désormais un véritable cauchemar pour tout automobiliste de la capitale.
Objectif atteint ! Tout du moins pour la majorité municipale et en particulier pour les élus verts de la capitale qui ont déclaré ouvertement la guerre à la voiture.
Depuis, le Groupe U.M.P. au Conseil de Paris ou au Conseil d’arrondissement n’a cessé, par la voix de ses élus, de dénoncer cette politique sectaire qui perturbe la vie quotidienne des Parisiens et pénalise fortement la vie économique de la capitale.
Ainsi, le groupe UMP 20ème s’est élevé publiquement, le 1er Décembre dernier, en Conseil de quartier Télégraphe-Pelleport-Saint-Fargeau, contre l’aberrante mise en sens unique de la rue Pelleport opérée sans aucune concertation préalable par la majorité municipale du XXème, et ce, au grand mécontentement de la majorité des riverains.
Mais jusqu’à ce jour, rien n’y fait et le Maire de Paris ainsi que ses amis persistent dans leur politique de fuite en avant, alors même qu’un récent rapport établi par les professeurs Rémi PRUDHOMME et Pierre KOPP vient de dénoncer cette politique de circulation.
Cette étude constate depuis 2000 une diminution de 12 % de la vitesse moyenne dans la capitale, diminution qui a entraîné depuis cette date un surplus de pollution de 54 %, alors que précisément la lutte contre cette pollution sert d’argumentaire majeur pour justifier de la mise en œuvre de cette politique !
De surcroît, ce même rapport dénonce sans ambages le manque d’efficacité des couloirs de bus et donc de la politique des transports en commun menée par la Ville.
Beau succès que voilà qu’il nous appartient en tant qu’élus de l’opposition à dénoncer sans relâche et sans complaisance auprès de nos concitoyens !


Jean-Louis ARAJOL.
Président du groupe UMP sur le 20ème arrondissement

25 septembre 2006 dans Conseil d'arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

propreté 20ème 2/11/05

QUESTION ORALE DE MADAME BRAQUI A MONSIEUR LE MAIRE DU 20EME ARRONDISSEMENT
CONSEIL D ARRONDISSEMENT DU 2 NOVEMBRE
PROPRETE ET HYGIENE RUE JULIEN LACROIX ET ABORDS


Monsieur le Maire,


Le baromètre de la propreté commandé par la ville stipule que cette année, 55 % des personnes interrogées ont une très bonne impression de ce qui touche à la propreté sur l’arrondissement. Ce chiffre est très curieux puisque notre groupe , après avoir diffusé 40 000 questionnaires sur l’arrondissement avec un retour de 17% ce qui est significatif, peut d’ores et déjà tirer quelques enseignements sur les questions posées ;
En effet, il ressort de cette enquête réalisée je tiens à le préciser par un organisme indépendant et professionnel, que les critiques essentielles des habitants du 20ème arrondissement portent certes, sur les nuisances sonores , les déplacements, la sécurité mais aussi la propreté .
Nous faisons donc les plus grandes réserves sur le baromètre de Monsieur CONTASSOT quant à son objectivité puisque 4000 personnes seulement ont été « sondées » sur la capitale. Ce chiffre aurait été peut être réaliste si il s’agissait uniquement de personnes sondées sur l’arrondissement, mais ce n’est donc pas le cas. Nous considérons donc ce baromètre comme caduque, irréaliste et illégitime.
D’après les informations en notre possession, les habitants du 20ème se plaignent de plus en plus des problèmes relatifs à l’hygiène et à la propreté sur cet arrondissement.
La semaine dernière, nous nous sommes rendus, à la demande d’une famille de la rue Julien LACROIX, sur place et nous avons pu constater ce qui dépasse l’entendement. A partir de 18h, dans cette rue, des rats, en nombre impressionnant, envahissent le quartier et partagent la nourriture à même le sol avec les pigeons.
La réorganisation des services de la propreté, entamée par Monsieur CONTASSOT en 2001, prévoyait de renforcer la concertation des services de la ville et donc des divisions locales avec les élus de l’arrondissement et même avec la population.
Il s’agissait alors de responsabiliser les Mairies d’arrondissement au moyen de contrats de services qui devaient s’imposer aux services locaux.
Monsieur le Maire, vous êtes donc, désormais, grâce à Monsieur CONTASSOT, directement responsable des problèmes de propreté sur votre arrondissement. Vous ne pouvez pas sur ce sujet , démagogiquement, vous déffosser surl’Etat ou la Ville de Paris .
Il vous appartient donc de remédier au plus vite à la situation lamentable dans laquelle se trouve la population du 20ème, notamment celle qui réside actuellement aux abords de la rue Julien LACROIX.
Que comptez donc vous prendre comme mesure dès réception de la présente pour remédier à cette situation inadmissible, insupportable et digne d’un célèbre quartier de ORAN cher à A. CAMUS, lorsque ce dernier jetait sur papier les premières moutures de son roman « La peste ».
Arlette BRAQUI et le groupe UMP 20ème

09 novembre 2005 dans Conseil d'arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0)

augmentation des taxes indirectes

QUESTION ORALE POSEE POUR LE GROUPE UMP 20EME
PAR JEAN LOUIS ARAJOL PRESIDENT DU GROUPE UMP 20EME ET CONSEILLER DE PARIS


Lors du dernier conseil de Paris, le Maire de Paris s’est engagé à ne pas augmenter les impôts locaux pour l’année 2006. Interpellé par mes soins sur ce sujet lors d’un compte rendu de mandat sur l’arrondissement, Mr DELANOE avait affirmé la même position.
Néanmoins, ce sont 1000 familles parisiennes environ par an qui devront débourser 10 000 Euros les 2m2 d’une concession à vie contre 6500 précédemment soit une augmentation spectaculaire de 54 %.
Par ailleurs, les droits de voirie pour l’installation de terrasse, enseigne, étalage et bâche vont grimper de 10 à 25 %. Cela vaut pour 240 rues au total sur l’ensemble de la capitale. Les commerçants des rues ainsi majorées auront donc vu gonfler leur taxe de 20 à 45 % en cinq ans.
Enfin, le ticket de stationnement pour ceux qui n’ont pas la carte de résident, risque d’être majoré si l’on en croit les dernières déclarations de l’adjoint aux finances, Monsieur Christian SAUTER ;
Comment expliquer cette soudaine évolution des taxes indirectes qui va indéniablement, pénaliser d’une part, les ménages parisiens mais qui va une nouvelle fois affaiblir le tissu économique de la capitale, déjà très dégradé suite à la politique de l’exécutif municipal sur les déplacements.
Que comptez vous faire, Monsieur le Maire, pour redynamiser le secteur économique du 20 ème arrondissement, et favoriser l’implantation des commerces locaux de qualité ?

09 novembre 2005 dans Conseil d'arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0)

logement sociale 2/11/05

Question orale de Madame Arlette BRAQUI
GROUPE UMP 20EME

Monsieur le Maire,

Le 17 octobre dernier, devant l’hôtel de ville, plusieurs dizaines d’employés de la SAGI ont protesté contre le transfert de 16 000 demandes de logements et d’une partie du personnel de leur société à l’OPAC de PARIS ;
Sous la précédente mandature, près de 80 immeubles insalubres ont été réhabilités alors que l’actuel exécutif , par l’intermédiaire de la SIEM, ne traitera tout au plus que 18 immeubles insalubres d’ici la fin du premier mandat de Bertrand DELANOE.
Avant l’alternance, la mairie de Paris attribuait chaque année 2000 logements intermédiaires ou à loyers libres à des locataires issus des classes dites moyennes et 1000 logements sociaux à des populations plus défavorisées. Désormais, sur la proposition du Maire de Paris, la proportion sera de 1500 pour les classes moyennes et de 1500 pour les classes les plus défavorisées. Ainsi, un nouveau coup est porté contre les classes moyennes de la capitale, décidément chassées à des fins purement électoralistes et au nom d’une pseudo mixité sociale de PARIS ; 500 logements de moins pour les classes moyennes déjà dans l’obligation de se loger au-delà du périphérique voire en grande couronne, c’est inadmissible.
Certes, le Maire de Paris a cédé à la pression de ces alliés, mais force est de constater que les jeux politiciens prévalent aujourd’hui sur l’intérêt général des parisiennes et des parisiens.
En outre, vous avez affecté 150 millions d’Euros sur cinq ans au logement insalubre alors qu’il aurait fallu affecter la même somme pour un an , comme vous l’avais proposé le groupe UM¨P.
Un audit commandé par vos soins vous demandait d’injecter 70 millions d’Euros par an dès 2001 pour le traitement de l’habitat insalubre parisien. Le Maire de Paris et son équipe ont commis une faute très grave en affectant seulement 30 millions d’Euros au traitement de ce dossier soit moins de la moitié de ce qui aurait du l’être.
Enfin, la « bulle immobilière » vous a permis d’engranger plus de 600 millions d’Euros de rentrées fiscales ( droit de mutation) . Comment expliquer alors cette disparité entre la somme créditée aux finances municipales et celle affectée au traitement du logement insalubre. Nous l’avons déjà abordé et nous vous le demandons à nouveau, Monsieur le Maire. Quels sont les montants qui seront octroyés à notre arrondissement, très touché par ce dossier ? Quels sont les immeubles qui seront réhabilités ou détruits sur notre arrondissement ? Ne croyez vous pas nécessaire de réaliser un audit propre au 20ème arrondissement sur cet épineux problème ?

09 novembre 2005 dans Conseil d'arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0)

quartier de belleville sécurisation 4/07/05


OBJET : soutien aux commerçants du quartier Belleville victimes de racket et propositions de mesures de sécurisation à mettre en place immédiatement sur l’arrondissement aux fins de protection des commerçants

Monsieur le Maire,

Les commerçants du quartier Belleville sont aujourd’hui en guerre contre le racket.

Non seulement cette forme de criminalité organisée doit être sévèrement sanctionnée par les pouvoirs publics, mais encore il convient que les victimes de ce racket puissent bénéficier impérativement d’un véritable soutien et d’une réelle protection.

Comme vous le savez, le gouvernement actuel a durci la législation en matière de lutte contre le racket en milieu scolaire. Il est également parvenu à infléchir la courbe de la criminalité par une lutte sans merci contre l’insécurité, même s’il reste, encore, aujourd’hui beaucoup de choses à réaliser dans ce domaine.

En effet, la lutte contre l’insécurité EST PERMANENTE.
Et la lutte contre l’insécurité est l’affaire de tous.

C’est pourquoi, Monsieur le Maire je souhaiterais dans un premier temps, connaître les mesures urgentes que vous comptez prendre pour venir en aide à ces commerçants.

Par ailleurs, il serait souhaitable, lors d’un prochain conseil d’arrondissement, que vous portiez à notre connaissance l’ensemble des mesures qui seront prises par vos soins, pour soutenir, concrètement, les victimes du racket sur l’arrondissement.

Par exemple, avez-vous saisi Monsieur le Préfet de Police de Paris sur ce sujet et si oui, quelles sont les dispositions immédiates qui ont été prises tant en matière de prévention qu’en matière de répression ?
Avez-vous pris contact avec Monsieur le Commissaire de Police du 20ème arrondissement et si oui, quelles informations supplémentaires êtes-vous à même de nous transmettre, en particulier sur les mesures de sécurisation immédiates qui vont être prises ?

Les instances locales de concertation en matière de politiques locales de sécurité, émanant de la loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité intérieure du 29 Août 2002, vont-elles statuer sur ce problème très préoccupant auquel il convient de remédier sans tarder ?

Au regard de l’urgence de la situation, permettez-moi, Monsieur le Maire, de vous suggérer d’engager la réflexion sur les pistes suivantes :

- En dehors des politiques d’écoute, d’information et de suivi pour les victimes, ne serait-il pas utile de mettre en place un numéro vert spécifique pour les victimes de racket, et ce à l’échelle de la capitale ? Cette proposition pourrait être faite en Conseil de Paris par vos soins et soyez assuré que nous soutiendrions cette dernière.

- Toujours à l’échelle départementale, ne conviendrait-il pas d’instaurer une concertation avec les associations de commerçants afin de les aider à implanter des dispositifs modernes de dissuasion des délinquants (tels que des dispositifs d’alarmes anti-intrusion, ou bien encore des dispositifs de vidéo surveillance numérique, etc) ?

- Enfin, ne serait-il pas nécessaire de suggérer à Monsieur le Préfet de Police de Paris, une double intervention du service public de sécurité qui reposerait d’une part, sur la mise en place immédiate de patrouilles permanentes de policiers en tenue pour sécuriser ces commerces et le quartier concernés, d’autre part, sur le renforcement du service de contact établi actuellement entre les commerçants et le commissariat local, lequel est assuré aujourd’hui par une seule personne, un brigadier de police. Ce n’est évidemment pas suffisant.

Cette double intervention à la fois de la police en tenue et de la police en civil aurait pour mérite de dissuader les voyous de poursuivre leurs actes délictueux, voire d’envisager des représailles vis-à-vis des courageux commerçants qu’il y a lieu de protéger.

Je compte sur vous, Monsieur le Maire, pour nous tenir informés de l’avancement ainsi que du suivi par la municipalité de ce dossier sensible.


jean-louis Arajol

03 octobre 2005 dans Conseil d'arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0)

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