Nul ne peut se réjouir du spectacle que donne aujourd’hui le
Parti Socialiste. Confronté à un carrefour de l’histoire qu’il n’a pas su
négocier, ce mouvement incontournable de la vie politique française prend de
plein fouet le mur d’une logique. Celle d’un système qui privilégie un conservatisme confortable à l’audace d’un renouveau ;
Cet atavisme peut prendre plusieurs formes :
- soit l’excès d’un pouvoir concentré en une seule personne.
La chute du leader entraîne alors inéluctablement l’effondrement de
l’organisation.
- soit une « démocratouille » qui tend à rendre
vrai la formule de Marx : « les philosophes n’ont fait qu’interpréter
le monde de diverses manières, il importe maintenant de le changer ». Une
démocratie n’est pertinente que si elle est bien cadrée. C’est le cas des « constitutions »
pour les régimes politiques et des « statuts »
pour les partis ou autres organisations.
Les primaires au PS , tout comme celles des USA sont un exemple. Mais l’élection
des militants qui suit un congrès, lui-même constitué par les résultats d’un
vote précédent et qui précède une validation par un Conseil National, faut
suivre…..
Le spectacle est préoccupant pour l’avenir de notre société
mais, si l’on est dans la majorité actuelle, prenons garde à ne pas focaliser sur les errements d’un mouvement
qui voit peut être en ces jours l’amorce d’un nouveau départ.
D’une part, le fait que la principale force d’opposition
française soit en totale dilution en
cette période de crise économique et sociale lui ôtera la capacité de canaliser
les mécontentements. Dès lors, le désordre , l’anarchie et le pouvoir de la rue
tiendront le haut du pavé et les extrêmes qui s’auto alimentent gagneront du
terrain au péril de notre avenir et de celui de nos enfants ;
Par ailleurs, il peut sortir de ce salmigondis une
recomposition politique, souhaitable, républicaine, qui enfin accompagnera la tendance à la chute
des idéologies aujourd’hui complètement dépassée. Et le plus tôt sera le
mieux !
Le Bloc du libéralisme sera alors opposé au Front Républicain,
au-delà de tous les clivages politiques traditionnels. C’est la série d’un
futur incontournable qui est en train de s’écrire devant nous. Le PS n’en est
que le premier épisode.
Dans les années 90, le syndicalisme Policier, à l’époque en
avance sur son temps, s’est recomposé. Deux blocs existaient alors. Un bloc de Droite
et un Bloc de gauche. Inféodés à des idéologies en déclin, le syndicalisme
policier a implosé et s’est recomposé. Les républicains, d’un côté, les
libéraux ou « accompagnants » de l’autre. Ceux qui ont été à
l’origine de cette révolution ont été les grands gagnants aux élections
paritaires qui ont suivi et le reste de l’histoire s’écrira en fonction de la
qualité des hommes qui dirigeront ces forces sociales. Mais l’essentiel est
fait. Dans le monde politique, tout reste à faire et cette leçon de choses est à
prendre en exemple pour celles ou ceux qui ont la prétention de tenir les
reines de notre Pays pour les années à venir.
Si d’aventure l’opportunisme
du court terme supplante l’intérêt général, que ses tenants fassent leur
cet adage : « A vaincre sans péril on triomphe sans
gloire ! »
Plus les choses seront claires, plus les Français s’y
retrouveront et pourront en leur âme et conscience décider de leur avenir.
La Rédaction